Plan Large

 

Quartier Éphémère place les interventions des artistes dans la ville au cœur de ses préoccupations.

Plan Large est un événement qui vise à améliorer l’environnement urbain et la dynamique d’un quartier par la présence de l’Art. Trois artistes photographes investissent trois boîtes lumineuses à l’abandon, supports photographiques gigantesques détournées de leur fonction publicitaire originelle. De l’autoroute Bonaventure et du chemin de fer, des milliers de passagers journaliers auront l’occasion d’apprécier les œuvres lumineuses au pied de la ville.

Ces artistes ont été choisis par rapport au contexte et à l’environnement immédiat de la localisation des panneaux.


Plan Large 2009
Shelley Miller et Michael Flomen
présentés en collaboration avec le Mois de la Photo à Montréal


Le travail de Shelley Miller reflète sa fascination pour les ornements des façades et l’architecture des bâtiments. Elle utilise dans ses recherches artistiques des matériaux peu chers, à l’usage domestique, détournant ceux-ci de leur usage premier afin d’élever leur statut, ou de masquer leur réalité. Le principal matériau de création de l’artiste est ainsi le sucre glace. Le projet présenté pour Plan Large est issu de recherches amorcées lors d’un séjour au Brésil, qui voyait l’installation de carreaux de sucre dans l’espace public, semblables à des carreaux de céramique portugaise. L’installation Cargo, semblable à une grande céramique murale, en réalité en sucre, met en scène des bateaux du 15e siècle faisant allusion au lourd passé colonial et esclavagiste des cultures de canne à sucre. En évoquant la temporalité, les matériaux périssables agissent comme des vanités des temps modernes, disparaissant peu à peu sous le soleil et la pluie.

Avec le photogramme The Blue Flyer II (2009), Michael Flomen renouvelle les expériences visuelles des pionniers de la photographie. Sans appareil photographique, l’artiste capte le scintillement lumineux de lucioles dans la nuit. Leur luminosité imprègne directement la surface du papier photosensible et crée un tracé aléatoire constitué de points phosphorescents. Au plus près de la nature, l’artiste en révèle les détails imperceptibles et les associe à des tons colorés. Sur un large panneau situé au coeur de Montréal, l’image monumentale d’un paysage abstrait et microcosmique s’associe au milieu urbain.

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Shelley Miller, Fringe, 2009

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Michael Flomen, The Blue Flyer II

 



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Plan Large 2007
Rebecca Belmore et Ron Terada
présentés en collaboration avec le Mois de la Photo à Montréal

La 4ème édition de PLAN LARGE, vaste galerie photographique à ciel ouvert, présente dès le 4 octobre deux nouvelles oeuvres percutantes qui marqueront le paysage urbain montréalais. Rebecca Belmore (Vancouver), avec la douce violence de Fringe, frappe par la tension inhérente au sujet dans son environnement ; en travers du dos d’une femme couchée se dessine une cicatrice recousue de perles rouges. Originaire de la Nation Anishinabekwe, l’artiste y évoque la violence faite aux peuples amérindiens, et particulièrement aux femmes, ainsi que leur réintégration à titre d’artisans. L'œuvre a été retirée de son support en 2011. Ron Terada (Vancouver) révèle également des terrains sensibles d’identité avec le controversé See Other Side Of Sign, qui s’affiche comme un non-sens dans un paysage dénudé. Isolé dans son absurdité, See Other Side Of Sign arrive pourtant à déclencher la polémique.




Rebecca Belmore, Fringe, 2007, 2.44m x 7.32m, à l'angle des rues Duke et Ottawa

Ron Terada, See Other Side of Sign, détail, 2006, 1.8m x 1.8m, 956 rue Ottawa

 

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Plan large 2006

Le projet in situ Plan Large se renouvelle par la présentation de deux images percutantes : les Frères Sanchez provoquent les regards furtifs par un gros plan sur trois loups aux aboies qui s'apprètent à livrer combat. Des images vibrantes de réalisme, figeant des moments d'extrême tension, d'une violence contenue ou déclarée, sont privilégiés par ces deux artistes originaires de Laval. Elena Willis est une jeune photographe montréalaise dont les photos impliquent toujours des personnages confrontés à la puissante nature. Les scènes montrent l'ampleur de l'espace et la soumission des personnages absorbés par son immensité. Ici, elle présentera l'image d'une femme assaillie par une vague déferlante dont elle tente de se protéger.

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Plan large 2003

En 1999, Milutin Gubash commence à collectionner et étudier systématiquement les articles de faits divers publiés dans un journal quotidien de Calgary, Alberta, la ville où il est né. Ce projet web, tout comme sa démarche des quatre dernières années, utilise le contenu de ces archives comme une ressource matérielle et une source d'inspiration. Les diverses facettes du projet dans son ensemble ont, pendant cette période, amené l'artiste à reconsidérer les formes photographiques de type narratif, monumental, documentaire et paysager. www.iprojects.org/tragedies

 

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Plan large 2001

Présentées de septembre à décembre 2001 au coin des rues Duke et Ottawa à Montréal, ces trois interventions in situ sur panneaux publicitaires abandonnés faisaient partie intégrante du Mois de la Photo

L’image de Neil Budzinski fait écho au passé industriel du quartier du Faubourg des Récollets et rend hommage à ses nombreuses fonderies de métal. Bedlum n°18 est le photomontage de différents plans d’un ancien bâtiment capturé peu avant sa démolition et, ce qui était auparavant une machine, devient une architecture utopique.

BEDLUM XVIII (1998-1999) | Photomontage 8' X 24' (2,44m x 7,32m)
Neil Budzinski photographie des vestiges industriels, traces historiques, qu'il juxtapose et superpose de manière à constituer un montage utopique dépourvu de contexte et de références. Le photomontage Bedlum no 18 segmente un ancien moulin situé en Pennsylvanie qu'il a capturé peu avant sa démolition. L'artiste a voulu présenter la machine comme une forme sculpturale et architecturale en accentuant les structures métalliques qui s'enchevêtrent ponctuées de volume plein ou ouvert.

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Isabelle Hayeur

Isabelle Hayeur défie le processus créateur du photographe traditionnel et conçoit ses images uniquement par montage sur ordinateur. Station est un paysage artificiel créé à l’aide de la technologie informatique et fait référence à sa localisation dans la cité multimédia. C’est l’image d’un édifice isolé au bord de l’eau, un paysage désolé et austère qui hésite entre la zone industrielle et la carte postale.

Station (2001) | Photomontage 7' x 30' (2,13m x 9,15m)
Station représente un édifice isolé, près d'une étendue d'eau et d'une route. L'image est ambiguëe : à la fois austère, désolée et banale mais aussi théâtrale et dramatique. Elle évoque le paysage de vacances aussi bien que le non-lieu. Comme un paysage qui hésiterait entre la zone et la carte postale, c'est peut-être un hôtel au bord de la mer ou une tour à bureaux dans un parc industriel.
http://isabelle-hayeur.com

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Avec Singing in the box, Alexandra Sà propose une image sur le thème du déplacement. Coincée dans une boîte en carton, une femme chante, manifestant en vain sa présence sous cette hyper-structure imposante et bruyante. Situé face à l’autoroute Ville-Marie et à l’angle d’un carrefour très passant, cette image symbolise avec humour la présence humaine dans un contexte urbain envahissant.

SINGING IN THE BOX (2001) | Photographie 70" X 140" (1,78m x 3,56m)
Alexandra Sà s'inspire de la ville et des gens qui l'habitent. Par le biais de la performance, de la vidéo, de l'intervention et de l'action elle cherche à entrer en dialogue avec eux. Elle travaille souvent à partir d'un lieu ouvert, souvent l'espace urbain, où elle présente aux passants des situations équivoques qui questionnent et bousculent certains comportements normatifs de nos sociétés actuelles.

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